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Près d’un tiers de la population mondiale n’a pas accès à l’eau potable. 3,5 milliards d’êtres humains n’ont d’autre choix que de boire une eau dangereuse pour leur santé. 40% de la population mondiale ne dispose pas de latrines. Résultat, 2,6 millions de personnes meurent chaque année de maladies liées à l’eau, ce qui fait de l’eau insalubre une des premières causes de mortalité. Il est donc nécessaire de développer l’accès à l’eau potable partout dans le monde.

 

Où se trouve l’eau ?

L’eau recouvre 72% de la surface de notre planète, soit l’équivalent de 1 400 millions de Km3. Néanmoins, cette eau est essentiellement salée, donc non potable. Le volume de l’ensemble des eaux douces correspond à seulement 2.8% de l’entièreté du volume d’eau présente sur Terre. Dans ce faible pourcentage, les glaces et les neiges permanentes représentent 2,1% et l’eau douce disponible 0,7%.

Mais cette eau ne se concentre pas au même endroit et la différence entre les régions du monde est importante.  La surface océanique est plus importante au Sud qu’au Nord. En Antarctique, une calotte épaisse de glace couvre le continent, alors qu’au Nord, seule celle du Groenland subsiste.  L’essentiel de l’eau atmosphérique se trouve le long des Tropiques, zones d’intense évaporation des eaux chaudes des océans.

Evidemment, il faut aussi prendre en compte le fait que le climat diffère d’un pays à l’autre. Ainsi, il y a de grandes différences au niveau des précipitations. Les nappes phréatiques d’un pays se rechargent plus ou moins vite selon ces dernières.

Au final, l’homme ne peut utiliser que moins d’1% du volume total d’eau douce présent sur Terre. Ceci comprend les cours d’eau, les réservoirs naturels ou artificiels (lacs, barrages…) et les nappes souterraines dont la faible profondeur permet l’exploitation à des coûts abordables.

Pour plus d’informations, je vous invite à vous rendre sur ce site.

Disponibilité en eau douce et stress hydrique, Source FAO, Nations Unies ; World Ressources Institutes

Une prise de conscience au niveau mondial

Face à cette pénurie d’eau potable, les Nations Unies ont entrepris une Vision Mondiale à long terme pour l’Eau, la Vie et l’Environnement pour une gestion durable de l’eau. Ceci est de prime importance car, en 2025, 63% de la population mondiale devrait subir stress hydrique ou pénurie d’eau selon le BRGM.

Cela est du au fait que les prélèvements en eau ont énormément augmentés. L’accroissement de la population mondiale fait que les besoins deviennent plus importants, à la fois pour se désaltérer, pour se nourrir et pour alimenter les autres activités humaines gourmandes en eau.

Ainsi, mettre en oeuvre une gestion durable de l’eau est vital afin de pallier aux besoins en eau de toute la population.

Des ONG décident aussi de se faire le porte parole de ce problème et deviennent des lobbys influents. Solidarités Internationales par exemple, s’est fait un devoir d’influencer les politiques publiques. Ainsi, ils veillent à ce que les décisions appropriées contre le fléau de l’eau insalubre soient prises au plus haut niveau : France, Europe et au niveau des Nations unies. Elles proposent également diverses campagnes de sensibilisation et d’information au niveau du public afin qu’il agisse lui aussi  contre la pénurie d’eau.

De plus, il est à noter que pour certains pays, le manque d’accès à l’eau potable, n’est pas dû au manque de cette ressource en elle même, mais plutôt au manque de moyens financiers et matériels pour mettre en place sa bonne gestion. Ces pays ont donc grandement besoin de l’aide humanitaire dans ce domaine.

L’accès à l’eau potable pour tous doit devenir une priorité mondiale

No-Thrist Initiative, un projet pour améliorer l’accès à l’eau potable dans les régions les plus pauvres du monde

« No-Thirst Initiative » a pour objectif de distribuer un système de purification d’eau aux villages les plus défavorisés. Son action est pour l’instant focalisée au Népal, un des pays les plus pauvres au monde et où l’eau potable est très rare. Ils distribuent ainsi des filtres à eau aux populations dans le besoin, mais font également un travail de pédagogie sur la manière d’utiliser ces filtres. Ainsi, les populations aidées pourront continuer à les utiliser  correctement, même après le départ de l’ONG.

Un filtre coûte à l’association 60 $, soit presque 52 €. Et un filtre permet a cent personnes d’avoir assez d’eau potable pour 5 années. L’association Sail for Water a offert 400 filtres pour commencer et à présent, tout aide pour acheter ces filtres serait bienvenue.

Je vous invite donc à vous rendre sur leur site pour de plus amples informations où à les contacter à cette adresse mail : secretariat@nothirst.org

No-Thirst Initiative, un projet pour que tout le monde ait accès à l’eau

 

 

 

Sources : No Thrist Initiative, Observatoire des Inégalités, Unicef,  le Centre d’information sur l’eau

Pour aller plus loin : Le Monde, ” La crise de l’eau illustrée en 5 graphiques “, https://www.lemonde.fr/ressources-naturelles/article/2015/03/20/la-crise-de-l-eau-illustree-en-5-graphiques_4597592_1652731.html ; 20 minutes, ” Eau potable : plus d’un tiers de la population moniale n’y a toujours pas accès “, https://www.20minutes.fr/monde/2105575-20170717-eau-potable-pres-tiers-population-mondiale-toujours-acces ; Observatoire des inégalités, ” L’accès à l’eau potable dans le monde “, https://www.inegalites.fr/L-acces-a-l-eau-potable-dans-le-monde ; Association pour le Contrat Mondial de l’eau, ” L’accès à l’eau potable dans le monde, vers une solution collective “, https://www.acme-eau.org/L-acces-a-l-eau-potable-dans-le-monde-vers-une-solution-collective_a728.html

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